Le secteur de l'énergie et des ressources naturelles

Le Canada fait figure d’exemple dans la gestion de ses ressources naturelles. Troisième producteur d’électricité parmi les pays de l’OCDE, troisième producteur mondial de gaz et septième producteur mondial de pétrole, le Canada est pourtant l’un des rares pays dont la découverte de richesses naturelles ne provoque pas d’instabilité économique ou politique.

Le secteur de l'énergie et des ressources naturelles

Ni instabilité ni gâchis. En effet, si l’apport de l’exploitation des richesses naturelles a provoqué une hausse de 47,8 % du PIB entre 1990 et 2004, la consommation finale n’a quant à elle augmenté que de 22,9 %. Cette faible augmentation est due à la volonté canadienne de minimiser les gâchis et de maximiser l’efficacité énergétique. Pour autant, l’exploitation et la surveillance méticuleuse des ressources énergétiques ne sont pas synonymes de création massive d’emplois.

En 2005, le nombre d’emplois dans ce secteur s’élevait à 250 115 (ce nombre ne comprend pas les employés des stations-service et le secteur de la vente en gros de produits pétroliers). Or, il est en déclin depuis quelques années. Il a même atteint un triste record au Québec en ne représentant que 5,6 % du total des emplois de l’économie québécoise, son plus bas taux depuis 1996. Cette récession est due à un changement des besoins. Désormais, le secteur de l’énergie offre des emplois très bien rémunérés, mais destinés principalement à des professionnels hautement qualifiés et ayant des compétences poussées dans l’application des technologies.

Au Canada, les emplois dans le secteur de l’énergie et des ressources naturelles se partagent dans quatre domaines : la forêt, les minéraux, l’énergie et la géomatique et géosciences. Dans chacun de ces domaines évoluent une multitude de professions qui s’étendent du bûcheron à l’ingénieur spécialisé dans le forage de puits de pétrole.

L’un des grands avantages que possède le Canada par rapport à d’autres pays producteurs d’énergie est sa diversité énergétique et la répartition de ses sources d’énergie. En effet, non seulement le Canada possède du pétrole, du gaz et de l’eau dans de très grandes proportions, mais ces sources sont réparties à travers tout son territoire. L’hydroélectricité au Québec et le sable bitumineux en Alberta en sont deux exemples.

L’hydroélectricité québécoise

Plus de 95 % de l’énergie produite au Québec provient de l’hydroélectricité. Hydro-Québec, qui est la société nationale responsable de l’exploitation et de la transformation de l’eau en énergie, emploie 23 000 personnes, et 17 000 autres emplois dépendent directement ou indirectement de ce secteur. Conscient de l’importance de cette énergie pour l’économie, le gouvernement québécois réalise de gros investissements dans ce secteur. En 2007, celui-ci a débloqué 25 milliards de dollars répartis sur une période de neuf ans pour la construction de nouvelles centrales. Cette construction entraînera directement la création de 10 500 emplois et indirectement de 70 000 emplois pour toute la province du Québec.

Le boom pétrolier en Alberta

La découverte de la deuxième plus grande réserve mondiale de pétrole en Alberta a provoqué une ruée vers l’or noir. Depuis trois décennies, l’Alberta tient le haut du pavé en matière de création d’emplois au Canada. En 2003, le taux d’emplois était de 69,6 %, et le nombre d’emplois a progressé de 48 000 au cours de cette même année. Près de 75 % des emplois liés au secteur pétrolier et gazier se trouvent ainsi dans cette province ! Résultat : il y a davantage de propositions d’emplois en Alberta que de personnes pour les occuper. À tel point que le gouvernement albertain prédit un manque à gagner de 100 000 emplois dans la prochaine décennie…

Énergie renouvelable : du vent en lingots

L’exploitation des énergies renouvelables est le grand défi qui attend le Canada dans les années à venir. Ces énergies représentent 17 % de l’approvisionnement du Canada en énergie primaire, et cette proportion croît d’année en année. Parmi les énergies renouvelables, l’énergie éolienne semble être, avec l’énergie photovoltaïque, celle qui possède le plus fort potentiel de croissance à court et moyen terme selon Ressources naturelles Canada. Non seulement parce qu’elle a le soutien de la population, qui y voit une solution de remplacement aux sources d’énergie polluantes, mais surtout parce que sa disponibilité ne dépend que du vent. En 11 ans, la capacité de production d’énergie éolienne a décuplé, passant de 2000 MWe en 1990 à 20 000 MWe en 2001. En 2002, 50 entreprises étaient directement liées à l’énergie éolienne, ce qui représentait 300 emplois et générait des ventes annuelles s’élevant à 18 milliards de dollars. D’après Industrie Canada, d’ici 2012, ce sont 13 000 empois qui seront créés dans ce secteur.

Entrevue avec George Eynon, vice-président de l’Institut canadien des recherches sur l’énergie (CERI), Calgary

La croissance de ce secteur est-elle liée à la quantité de ressources dont dispose le Canada ?

Non, je ne pense pas. C’est le niveau de la demande en Amérique du Nord qui influence la croissance du secteur. En effet, 99 % de nos exportations d’énergie sont destinées au marché américain. Donc, une diminution ou une stabilisation de la consommation d’énergie du marché intérieur américain, comme c’est le cas aujourd’hui, entraîne un ralentissement dans le secteur. 

De quels éléments le secteur de l’énergie au Canada a-t-il le plus besoin ?

La place des technologies est de plus en plus importante, en particulier dans l’exploration et la production. Avec la découverte de la deuxième plus grande réserve de pétrole du monde en Alberta, l’activité dans le secteur a fortement augmenté et a provoqué le recrutement d’une importante main-d’œuvre pour concevoir des mégaprojets. Toutefois, le remplacement de cette main-d’œuvre risque de poser de sérieux problèmes. Dans quelques années, comme c’est le cas pour beaucoup de secteurs, les baby-boomers vont partir à la retraite. Pour le moment, il n’y a pas assez de diplômés pour prendre leurs places, il faudra donc compter sur l’immigration de travailleurs qualifiés pour compenser ces nombreux départs. Le défi que doit relever le secteur de l’énergie canadien est de jumeler efficacement l’apport des technologies et de la main-d’œuvre.

Comment envisagez-vous l’avenir dans ce secteur ? Croissance ou stabilisation ?

Inévitablement, nous risquons de traverser un plateau de stabilisation de l’activité dans une vingtaine d’années. Cette stabilisation sera certainement due au ralentissement de la rentabilité des équipements et à la difficulté de trouver une main-d’œuvre qualifiée. La compétition internationale va également s’accroître dans ce secteur.

Quels sont les prochains défis du secteur énergétique canadien ?

Il va falloir concentrer nos efforts sur les impacts de cette industrie sur l’environnement. De plus, le maintien d’une forte disponibilité des entrées (équipements, matériel et main-d’œuvre) à des coûts raisonnables pour développer de grands projets malgré la forte inflation due à l’augmentation du prix de l’énergie sera un défi majeur.



Autres fiches Conseils :
Le génie civil au Canada : des opportunités multiples | Ça plane pour l’industrie aéronautique canadienne ! | La place des femmes dans les professions techniques.

 
AFFICHER UN EMPLOI

Hydro Québec
Chef - Maintenance Transport (OR100308A) - Montreal QC

Bouthillette Parizeau
Chargé de projet en mécanique du bâtiment - Montreal QC

Hydro Québec
Conseiller ou conseillère – Matériel de transport (OR100304A) - Laval QC

CMP Solutions Mécaniques Avancées
Directeur de la chaine d’approvisionnement - Chateauguay QC

Hydro Québec
Technicien ou technicienne Expert(e) – Instrumentation & Contrôle (GB100302A) - Montreal QC

Hydro Québec
Technicien ou Technicienne – Expertise instrumentation et contrôle (r&d) - Varennes QC

Profilés de portes et fenêtres Royal, division Royalplast
Technicien R&d / Services technique - Lachenaie QC

Experts-Conseils CEP Inc.
Ingénieur légiste en incendie - Quebec QC

Transelec/Common inc.
Superviseur signalisation - Laval QC

Thomas & Betts
dessinateur-concepteur de matrices - Saint-Jean-Sur-Richelieu QC

Carmichael
Estimateur Cvac - Montreal QC

Transelec/Common inc.
Responsable Qualité - Laval QC

SNC-Lavalin ProFac
Chef Technicien - Montreal QC

Bouthillette Parizeau
Chargé de projets en surveillance de chantier - Montreal QC

Sonaca Montréal
Agent de méthode - Mirabel QC

Turbomeca Canada Inc.
Superviseur atelier regulation et accessoires - Mirabel QC

Experts-Conseils CEP Inc.
Ingénieur légiste en électricité - Laval QC

Alstom Hydro Canada
Gestionnaire d'offres - Sorel-Tracy QC

Alstom Hydro Canada
Ingénieur concepteur - mécanique de projet - Sorel-Tracy QC

Alstom Hydro Canada
Gérant de service - Sorel-Tracy QC

Alstom Hydro Canada
Technicien Dessinateur mécanique - Sorel-Tracy QC

Tandem
Technicien en génie civil - Montreal QC

Experts-Conseils CEP Inc.
Technicien Génie Civil - Laval QC

SNC-Lavalin
Ingénieur de projet (génie civil) - Quebec QC

SNC-Lavalin
Ingénieur civil - hydraulique - Quebec QC

SNC-Lavalin
Ingénieur – génie routier - Quebec QC

 
 
 
Copyright© 2010 Les carrières jobWings Tous droits réservés. Sécurité, confidentialité, termes et conditions.